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Dynamisation des projets de l’association des anciens aux Etats-Unis en matière de communication et de services, visite de Jean-Emmanuel Combes, réunion de travail avec Nadia Marik fin 2009 : association et école ont, ces dernière semaines, sensiblement resserré leurs liens de coopération entre Paris et New York. Objectif : servir le déploiement des ambitions de Sciences Po tout en travaillant au développement de la communauté des anciens aux Etats-Unis.
Nouveau style
“Il fut un temps où les relations avec le siège de l’association des Anciens à Paris était marqué par un certain formalisme et où les projets n’avançaient qu’à petits pas…” lance malicieusement le président de l’association des Alumni aux USA, Michel Perez, pour recevoir le président du siège parisien de l’association, Jean-Emmanuel Combes, plus affable et à l’écoute que jamais.
Ce “nouveau style de relation” inaugure, de fait, une nouvelle ère de la coopération entre les deux rives de l’Atlantique. Jean-Emmanuel Combes le rappelle, faits à l’appui, à l’approche du terme de son second mandat à la tête de l’association des anciens : une délégation générale s’est mise en place à Paris et la liaison avec l’Ecole s’est renforcée. Surtout, l’offre de services a été remise à plat, notamment en matière d’aide aux carrières à travers Sciences Po Avenir. “La qualité du diplôme des anciens, souligne le président dans une approche soucieuse de faire oeuvrer ensemble jeunes et anciens diplômés à la prospérité de l’Ecole, c’est celle des promotions actuelles”… “La qualité du diplôme des Anciens, c’est celle des promotions actuelles…”
“Nous assistons en effet à un véritable renouveau de Sciences Po autour du thème fort de la diversité, à une communication très active de la rue Saint-Guillaume et à un rapprochement croissant entre l’Ecole et ses anciens” souligne de son côté le consul général, Philippe Lalliot, également président honoraire de l’association des Alumni aux USA. On insiste de part et d’autre, au-delà de la communication que développe également l’association des anciens aux Etats-Unis, sur l’importance de faire monter en puissance une offre de services concrète, en particulier en matière de bourses, d’aide à la recherche de stages, voire d’entraide professionnelle.
Stratégie intégrée
Tous les ingrédients étaient ainsi réunis lors de ce premier échange de vues mi-novembre pour entrer dans le vif du sujet lors de la réunion programmée en décembre avec Nadia Marik, directrice adjointe en charge de la stratégie et du développement, à laquelle Michel Perez a pu alors présenter un avant-projet de coopération autour d’une petite équipe impliquée.
Projet bien reçu par Nadia Marik notamment en matière d’aide à l’accueil des Sciences Po et de développement des bourses, ainsi que pour l’organisation d’événements communs dès lors que l’agrément fiscal pour la Fondation de Sciences Po sera obtenu – ce qui, fain janvier, était chose faite.
Les ambitions de Sciences Po en matière de levée de fonds, notamment aux Etats-Unis, dans les cinq ans à venir sont significatives avec un objectif de 8 millions d’euros sur les 25 que souhaite lever l’Ecole. A l’évidence, un effort d’une telle ampleur demandera un certain nombre de synergies pour fédérer les anciens et atteindre les grands donateurs.
Ce qui conduit Philippe Lalliot à proposer l’aide du consulat général pour élaborer une “stratégie intégrée” comprenant notamment développement des fichiers, campagne de communication et essor des services.
Près de 200 Américains passent chaque année à Sciences Po et le nombre de diplômés de l’Ecole aux Etats-Unis est estimé à environ 600 personnes, dont 200 cotisants actifs, ce qui atteste à la fois d’une réalité forte et d’un potentiel de développement non négligeable au service du rayonnement de Sciences Po. Et augure bien d’un programme de travail et d’un effort de coordination qui s’annonce soutenu au seuil d’une nouvelle année baptisée “année internationale du rapprochement des cultures”.
Olivier Beaunay
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